Sécurite Routière et SADC

Sécurite Routière et SADC

ADAS technologies are designed to improve a driver’s situational awareness, while others can take control of steering, throttle or braking systems.

La sixième Semaine mondiale de la sécurité routière des Nations Unies se tiendra du 17 au 23 mai. Le thème de cette année porte sur la sécurité de nos communautés et de nos routes pour l’ensemble de la population, qu’il s’agisse des automobilistes, des passagers, des cyclistes, des piétons ou des enfants.

Au cours des dernières décennies, la sécurité automobile a gagné en importance : les constructeurs automobiles font de la sécurité une priorité absolue, au même titre que le luxe et le confort de conduite. Il n’est pas seulement question de coussins gonflables ou de ceintures de sécurité. La sécurité des véhicules a beaucoup évolué; ce qui était autrefois une caractéristique facultative fait maintenant partie de l’équipement de série.

Les constructeurs automobiles s’efforcent d’intégrer le plus grand nombre possible de dispositifs de sécurité; des caméras de recul aux systèmes d’assistance de sortie de voie, en passant par les systèmes de détection de somnolence, les systèmes de freinage avancés et les tableaux de bord intelligents qui fournissent des informations sur les performances mécaniques, les véhicules d’aujourd’hui sont équipés de certaines caractéristiques techniques des plus avancées, conçues pour rendre votre conduite plus sécuritaire et agréable.

Personnellement, je suis ravi de constater les progrès réalisés dans le domaine des systèmes avancés d’aide à la conduite (ou SADC). Il s’agit d’un secteur à part entière dans l’industrie de la sécurité automobile et, chaque jour, à mesure que les ordinateurs deviennent plus petits et moins chers, les constructeurs automobiles les intègrent à leurs véhicules pour en améliorer le rendement, l’efficacité et la sécurité. Certaines technologies SADC sont conçues pour améliorer la conscience de la situation du conducteur, tandis que d’autres peuvent prendre le contrôle des systèmes de direction, d’accélérateur ou de freinage.

Bien que l’intégration de tels systèmes intelligents dans un véhicule soit controversée, notamment en raison des quelques décès survenus récemment, les avantages l’emportent largement sur les inconvénients. D’une part, les détracteurs soutiennent que la technologie peut entraîner le relâchement de la vigilance du conducteur et qu’une dépendance excessive à l’égard de ces technologies peut amener à tenir la sécurité pour acquise. D’autre part, les défenseurs affirment que les SADC peuvent améliorer la sécurité et la vigilance du conducteur sur la route, grâce à des capteurs intelligents. De plus, ils ont la capacité d’intervenir lors de situations dangereuses.

Les SADC font déjà l’objet d’un débat animé parmi les constructeurs automobiles et les organismes de réglementation du monde entier. Certains organismes gouvernementaux, dont Transports Canada, cherchent à établir des normes pour l’intégration de cette technologie dans les véhicules. L’une des principales préoccupations consiste à savoir si certaines des caractéristiques des SADC devraient être exigées sur certains nouveaux véhicules au Canada, en particulier les autobus scolaires et les camions utilitaires. Si un tel règlement est adopté, ces caractéristiques deviendront un équipement de série sur les nouveaux véhicules.

Transports Canada étudie également la possibilité de fixer des exigences de rendement pour certaines technologies lorsque le rendement varie d’un fabricant à l’autre, ou lorsqu’il y a un risque pour la sécurité. L’organisme cherche à établir un ensemble de mesures solides pour déterminer si une technologie donnée a atteint l’objectif de sécurité visé.

De plus en plus d’ateliers de carrosserie et de centres de service partout dans le monde investissent dans la formation et l’équipement, afin de permettre à ces voitures « équipées » de se distinguer de la concurrence sur le plan des opérations.

Steve Leal

En mars dernier, la Fédération Internationale de l’Automobile a publié son rapport sur les niveaux actuels de sensibilisation et de satisfaction des utilisateurs à l’égard des SADC, basé sur un sondage en ligne mené auprès d’un peu moins de 10 000 participants provenant de six pays européens. Le rapport a révélé un niveau élevé de confiance et de satisfaction des conducteurs à l’égard des technologies SADC, tout en mentionnant que la plupart des utilisateurs de SADC se fient à l’information du vendeur de voitures et au manuel de l’utilisateur ou procèdent par essais et erreurs pour se familiariser avec les SADC.

Par ailleurs, l’Union internationale des transports routiers (IRU), établie à Bruxelles, s’est déclarée en faveur des SADC, attribuant 85 % de tous les accidents à l’erreur humaine. L’IRU soutient également que les SADC contribuent à réduire de manière significative les occurrences de collisions et de décès.

Quelle que soit l’issue du débat, la technologie offre déjà de nouvelles possibilités au marché secondaire. De plus en plus d’ateliers de carrosserie et de centres de service partout dans le monde investissent dans la formation et l’équipement, afin de permettre à ces voitures « équipées » de se distinguer de la concurrence sur le plan des opérations.

Je suis convaincu que, dans les années à venir, les SADC représenteront une source de revenus importante pour les vendeurs souhaitant survivre dans l’industrie féroce qu’est le marché secondaire. L’intérêt pour cette technologie prend rapidement de l’ampleur : dans nos trois centres de formation au Canada, nous constatons déjà une augmentation exponentielle de la demande de nos franchisés concernant la formation de leurs techniciens dans l’installation, le calibrage et la réparation de tels systèmes complexes.

Au fur et à mesure que la technologie évoluera, la mise en œuvre complète des SADC reposera sur un plan d’action concerté entre le secteur de la construction automobile et les décideurs politiques des différents pays. Espérons que cela établira la norme quant à la façon dont les véhicules seront développés et conçus à l’avenir.

Steve Leal est président et chef de la direction de Réseau Fix Mondé

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